Coaching au bout du monde

Interview Christine Poyard, qui lance à Nouméa son activité de coaching. Sa spécificité : le coaching du jeune adulte

- Avant d'être coach quelle activité exerciez-vous?

Christine : Pendant 16 ans j'ai travaillé comme responsable pédagogique dans une école d'arts appliqués (Supcrea à Grenoble).
Le suivi individualisé des élèves dans leur progression de formation m'a toujours plu et j'ai développé intuitivement une activité d'écoute. Avec le temps, j'ai compris l'inefficacité du conseil.
J'ai cherché longtemps une formation qui me permette d'avancer sur le chemin de l'accompagnement, sachant très bien que je ne voulais pas devenir psychologue. Puis j'ai rencontré Valérie Ogier. J'ai très vite réalisé que la formation proposée par le CIDC était ce que je cherchais. Et dans le cadre de cette formation, j'ai écrit un mémoire sur le coaching du jeune adulte, une manière de donner une cohérence à mon parcours professionnel. J'ai d'ailleurs le sentiment aujourd'hui d'être beaucoup plus armé pour ancrer mes compétences.

- Quels avantages pour le jeune adulte d'entreprendre un coaching ?

Un jeune qui s'engage dans un coaching va apprendre à mieux se connaître. Cette méthode va révéler ses ressources et dans ce sens, le renforcer en tant qu'individu. Et de cette force nouvelle, naîtront des solutions aux problèmes qu'il rencontre.

- Quelle différence avec un travail analytique?

Ce n'est tout simplement pas le même angle d'approche et l'un ne se substitue pas forcément à l'autre.
Pour un jeune, il n'est pas facile, même s'il éprouve des difficultés d'ordre personnel, d'entamer une démarche thérapeutique. Par contre, il peut avoir envie de "régler leur compte" à des éléments factuels.

- Le coaching serait donc une alternative ?

Dans tous les cas, il permet d'avancer sur un élément qui coince, sans forcément plonger dans une thérapie. Pour autant, un coaching peut devenir le déclencheur d'une demande de thérapie, comme s'il s'agissait d'une première étape. Lorsqu'il m'arrive d'être face à des personnes qui objectivement ont besoin d'entamer un travail thérapeutique, là, évidemment, je ne leur propose pas de coaching.

- La méthode de coaching appliquée au jeune adulte est-elle la même?

Oui, la méthode appliquée est la même mais elle nécessite peut-être un surplus de patience. Mon expérience me montre qu'un jeune de 18-20 ans qui doit, pour la première fois, « mettre les choses à plat » éprouve de vraies difficultés. Il a besoin de temps pour parvenir à formuler ce qu'il ressent. N'oublions pas qu'il d'une grande découverte qui provoque beaucoup d'émotions. Face à lui, le coach doit redoubler d'énergie et de bienveillance, être capable de célébrer constamment les résultats positifs. Telle est la condition pour que le jeune adulte se sente en capacité à produire ses solutions.

- Quelles sont ces réticences qu'il peut opposer au coaching?

Au départ il peut être « mal disposé » en anticipant l'énième conseil qu'on va pouvoir lui donner et qu'il ne supporte pas. Ou alors le jeune adulte peut se méprendre sur la démarche et réagir en se disant "je ne suis pas fou quand même".

- Comment court-circuiter ces craintes ?

Je commencerais par lui donner le cadre dans lequel je travaille au travers des mots expliciter dans la foulée : 0 jugement, respect, bienveillance, écoute, hors conseil, confiance, confidentialité, engagement, autonomie, efficacité, supervision.

- Quel est le moment type où le coaching peut s'avérer nécessaire ?

Lorsque le jeune adulte traverse des moments importants de son existence et doit prendre des décisions qui concernent son orientation scolaire par exemple. Ces moments de choix sont parfois vécus douloureusement. Le coaching peut surgir à ce moment là, dans une optique de clarification, de mobilisation de ressources. Plus un jeune est confiant, plus il avancera sereinement dans l'existence.

- Comment vous positionnez-vous aujourd'hui ? Dans quel cadre souhaiteriez-vous pratiquer l'accompagnement du jeune adulte ?

J'aurais aimé le faire dans le cadre de l'enseignement public : comme il y a une assistante sociale, une psychologue, une documentaliste, il y aurait une accompagnatrice. Mais c'est compliqué à mettre en place. Je me suis donc rapproché du système d'enseignement privé, qui, en Nouvelle Calédonie, est plus réceptif à cette idée d'accompagnement. Je réfléchis actuellement à un mode de collaboration à mettre en place.

Pour plus de renseignements
www.cairn-origin.nc

Conférence téléphonique

Présentation de la formation



Laissez-nous votre email pour vous inscrire

Vous souhaitez être contacté par un coach du Centre :

contact coach
Nom *
Prénom *
Email *
Téléphone *

Les champs marqués d'une * sont obligatoires.


En savoir plus :

recevoir une documentation

poser une question en ligne

n° indigo : 0 820 331 689

Participez gratuitement